Parcours

Artiste nomade, pédagogue,
rappeuse clown

Artiste hybride à la croisée du rap, du clown et de la performance, je transforme la scène en terrain de jeu et de vérité. Derrière l’humour décalé, je manie les mots avec précision : ça frappe, ça glisse, ça surprend.
Clown rappeuse, je rappe le chaos, les failles, le ridicule et la beauté de l’humain. Mon univers mêle autodérision, critique sociale et poésie brute. Je ris pour ne pas pleurer, je fais rire pour faire réfléchir et je détourne les codes du rap comme ceux du clown.
Sur scène, je m’incarne à la fois absurde et lucide, provocatrice et sensible. Mon flow se faufile entre punchlines grinçantes et moments d’émotion, dans une esthétique libre où le corps, la voix et le texte ne font qu’un.
Mon art est un acte de résistance joyeuse. Le rire peut être une arme aussi tranchante qu’un micro.

Mon chemin artistique est une danse entre le verbe et le corps : le rap m’a donné la parole, le clown, l’écoute.

Dès le lycée, le cirque et le clown me hantent. Grâce à des tremplins, je finance mes premières formations sur le jeu muet, le travail de l’entrée/sortie et l’harmonie dans l’espace.

Je commence le rap dans les micros ouverts, les battles, les rues d’Afrique de l’Ouest où je vis de mes textes. Puis vient le slam, six années de travail intense sur le souffle, le silence, la vulnérabilité. Je reviens au rap — plus conscient, plus incarné — et j’enrichis mon écriture en espagnol, en autodidacte, au gré des voyages.

En Amérique latine, je me confronte longuement au spectacle de rue. Le public devient complice, juge, et complice encore.
8 années de direction d’un centre culturel au Mexique m’amènent à considérer l’art comme une pratique quotidienne, accessible à toustes.

D’autres étapes vont jalonner mon parcours et me bousculer intimement et politiquement : la compagnie Les Égarnements avec qui je travaille pendant 5 ans. J’y découvre la méthodologie Blouet, le théâtre d’improvisation, la danse et la cascade. Je poursuis ce travail avec Romain Yvos, autour de l’harmonie des contrastes. Je me forme ensuite auprès d’Éric Blouet, approfondissant la dramaturgie.

Je développe également un travail de performance avec la compagnie MU, et me forme à la musicalisation de pièces de théâtre et de contes.

Puis je pars faire une formation en théâtre social au Brésil, qui nourrit mon rapport au collectif, au territoire et à l’engagement. Je travaille aussi autour du clown blanc et des actions culturelles sauvages en rue avec Gaby Katanga, en Argentine puis au Mexique.

En France, ce cheminement se poursuit avec des artistes comme Élodie Tuquet, carol Talec et Francis Farizon.

Il m’a fallu dix ans pour construire ma propre méthodologie, une pratique singulière qui allie le clown et le rap, le texte et le corps, l’improvisation et l’écriture. Aujourd’hui, ces disciplines se rencontrent dans une forme hybride où la rue, la scène et l’espace public deviennent des lieux de jeu, de parole et de résistance.